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Publié le lundi 31 octobre 2022

Séminaire Janus « Lacan pour tous » – 2022-23 – Rouen

Alpha plus Bêta, un lieu pour parler de la théorie : « Qu’est-ce qui agite les corps parlants ? »

Les mercredis 14 décembre 2022, 18 janvier, 8 février, 29 mars, 12 avril, 24 mai, 14 juin 2023 -20h30



Le Séminaire Janus comporte Alpha plus Bêta : un lieu pour parler de la théorie et Schmilblick, un lieu pour parler des pratiques. Alpha plus Bêta et Schmilblick ne sont pas symétriques l’un de l’autre...

Alpha plus Bêta : un lieu pour parler de la théorie


La théorie psychanalytique ne constitue pas un ensemble fermé, un tout dogmatique, mais au contraire un ensemble ouvert (sans totalité), toujours remanié par l’opacité ou le réel qui aimante la pratique. L’enseignement de Lacan est radical parce qu’il met la faille entre théorie et pratique1 au cœur de l’élaboration de l’expérience analytique – cette faille traverse la théorie elle-même, qu’on la nomme sujet, manque, trou, objet a, jouissance etc. Au fond cette faille est liée à l’incidence du langage en tant que tel, elle est liée à l’impact du signifiant sur les corps parlants et les développements logiques qui en sont la conséquence.

Voilà le point de départ de la pratique et de la théorie psychanalytiques. Parler de logique signifiante vient déplacer la question des rapports entre théorie et pratique ; elle nous met sur la piste de la lecture et de l’écriture. Qu’est-ce qui se lit dans une pratique ? Qu’est-ce qui peut s’en écrire ? Quels sont les liens entre la lecture et l’écriture ? Entre l’opacité et le sens ? C’est à partir de la parole et du signifiant qu’une pratique qui a pour boussole la psychanalyse peut opérer, avec l’éthique du bien-dire, même si le praticien s’oriente, lui, à partir de ce qui résiste au sens, de ce qui fait opacité.

Nous vous proposons de venir parler de théorie à partir de ce point de départ. Pour cela, chaque soirée sera animée par un binôme. L’un aura écrit le texte d’un cas ou d’une situation issue de sa pratique, l’autre l’aura lu et de sa lecture découlera un premier travail en commun ; ils nous en livreront le résultat qui mettra en exergue les concepts permettant une lecture du cas ; ceci rendra possible une conversation autour de toutes ces élucubrations.

Alpha plus Bêta s’adresse à tous ceux qui sont taraudés par leur pratique et la tentative de l’éclairer, d’en rendre compte, et plus particulièrement aux jeunes praticiens, et aux moins jeunes ! Alpha plus Bêta s’adresse aussi aux étudiants et à tous ceux qui s’intéressent à l’enseignement de Lacan, et se demandent comment… le lire !

Le Séminaire Janus comporte, outre Alpha plus Bêta, Schmilblick , un lieu pour parler des pratiques, qui n’a pas lieu le même jour. Schmilblick n’est pas symétrique d’Alpha plus Bêta ; tous ceux qui participent à Schmilblick sont invités à venir à Alpha plus Bêta, l’inverse n’est pas proscrit mais n’est pas prescrit non plus ! A chacun de faire selon son goût !

Marie-Hélène Doguet-Dziomba

Note :
1 Notre époque psy, celle du DSM, se veut « athéorique », aspirant à dissoudre le champ de la clinique dans des listes syndromiques sous la férule des « preuves scientifiques » souvent assimilées à des chiffres voire des algorithmes. Ces listes « athéoriques » sont d’une autre nature que ce que Lacan appelait « l’enveloppe formelle du symptôme », elles sont déconnectées du réel de chaque patient, et méconnaissent la logique signifiante qui donne son armature structurale à chaque cas. Elles laissent de côté le rapport complexe entre théorie et pratique. Car une pratique est toujours sous-tendue par une théorie qui n’a pas besoin d’être éclairée pour avoir des effets ; et une pratique s’inscrit toujours dans un discours qui lui donne son cadre ; quant à la théorie d’une pratique, elle suppose toujours un certain usage du concept, un « mésusage » selon Lacan, si l’on considère que jamais un concept n’abolira le réel en jeu dans la pratique.


Séminaire Janus Alpha plus Bêta - 2022-23


Nous allons poursuivre le Séminaire cette année en gardant notre formule : un texte présenté par un praticien d’orientation lacanienne, travaillé en amont et en binôme avec un « lecteur », pour en extraire une première étude nouant théorie et pratique. Ce texte sera adressé aux participants avant la séance afin de favoriser la conversation lors de celle-ci.

Pour aider à l’extraction de concepts théorisant la pratique, nous avons choisi comme fil rouge pour l’année le thème suivant : « Qu’est-ce qui agite les corps parlants ? »

L’agitation, « l’hyperactivité », « l’attention » troublée, sont des signifiants épinglant aujourd’hui « l’enfant comportemental » dans sa famille, à l’école ou dans les institutions qui l’accueillent ; mais au-delà, ces signifiants sont le nom d’un malaise contemporain, d’un mode de « zapping », de rapport aux objets et à la temporalité qui engagent le corps des êtres parlants. Ils sont aussi le signe du traitement réservé aujourd’hui aux corps dés lors qu’ils sont ravalés par l’idéologie et le discours neuro-scientiste, au rang d’objets cognitifs standards, échangeables, anonymes et silencieux – c’est-à-dire déconnectés du champ du langage et de la fonction de la parole. C’est là que l’étude de la pratique d’orientation lacanienne s’avère nécessaire et précieuse, car notre point de départ est précisément le corps toujours déjà pris dans les trois dimensions du langage : l’imaginaire, le symbolique et le réel. Pas de corps sans l’incidence du signifiant, pas de corps pour l’être parlant sans l’impact de la langue de l’autre familial, pas de jouissance élaborable sans les circuits de la parole et du langage. Autrement dit toute l’épaisseur de la pratique, de la position prise par le praticien, du lieu qu’il aura pu constituer pour son patient, de ce qu’il aura pu mettre en mouvement à partir de la division du sujet – toute cette sériation se branche sur le nouage (ou pas) entre paroles, corps imaginaire et corps de jouissance. Ce sont ces circuits complexes que nous proposons de mettre à l’étude.

Ce qui agite les corps parlants ne se réduit bien évidemment pas à « l’hyperactivité » et aux désordres de « l’attention ». N’oublions pas la célèbre série freudienne – inhibition, symptôme et angoisse, que Lacan a reprise de bien des manières. L’affect comme incidence du langage sur le corps, l’angoisse signal et index du réel, l’inhibition (du moi imaginaire) ; la pétrification, le gel ou la prise en masse du corps par le signifiant dans son versant de pur impératif ; l’émotion, l’émoi, le passage à l’acte ou l’acting-out, sont autant de pistes à explorer – et ceci n’est pas exhaustif !

Nous vous invitons donc à vous inscrire pour participer à cette enquête !

Marie-Hélène Doguet-Dziomba, responsable du Séminaire


- Mercredi 14 décembre :
Cette soirée sera animée par Alexia Lefebvre-Hautot et Marie-Hélène Doguet-Dziomba.


Ce séminaire est organisé sous la responsabilité de Marie-Hélène Doguet-Dziomba.

Il aura lieu les mercredis 14 décembre 2022, 18 janvier, 8 février, 29 mars, 12 avril, 24 mai 2023 + une séance « spéciale » le 14 juin 2023. Ces séances auront lieu à la Maison de la psychanalyse en Normandie à 20h30. Il y aura possibilité d’y participer en visio

Maison de la psychanalyse en Normandie,
48 rue l’Abbé de l’Epée, à Rouen (76).
Consulter le plan d’accès ».

Participation aux frais : 5 € par soirée ou 25 € pour l’année et pour l’ensemble des séminaires proposés par l’ACF-Normandie. Réduction de 50 % pour les étudiants.

Contacter Marie-Hélène Doguet-Dziomba pour obtenir des renseignements et s’inscrire

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