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Publié le vendredi 27 septembre 2019

Les membres proposent... 2019-20 - Rouen

La sexuation et ses formules

Les mardis 15 oct., 12 nov., lundi 9 déc. 2019, mardis 7 janv., 4 fév. 2020 – 21h



La sexuation et ses formules



Après les dernières Journées de l’École, c’est au tour du prochain colloque Uforca, par son titre « Sexe et genre, les embarras du choix », de continuer à placer le thème de ces soirées dans le vent de l’actualité !

Malgré le concert assourdissant des « Gender theories », une autre théorie persiste à faire entendre la différence de sa partition : celle que Lacan achève d’écrire dans le Séminaire Encore sous la forme des formules de la sexuation. C’est à elle que ces soirées souhaiteraient se consacrer. Mais plutôt que de limiter la lecture à l’étude frontale ou exclusive de formules qui sont l’aboutissement et la conclusion d’un long parcours déroulé par l’enseignement de Lacan, la méthode choisie essayera d’aborder ces formules à partir d’une perspective diachronique cherchant à dégager et suivre les grandes lignes de leur construction progressive.


Le 15 octobre, une première soirée s’est consacrée à donner un aperçu du corpus freudien sur la différenciation sexuelle, un aperçu qui reste marqué par la surprise éprouvée devant l’audace et la ténacité d’un Freud qui n’a jamais reculé d’un pouce pour soutenir son incroyable théorie du primat du phallus malgré la pression de ses contradicteurs… et de ses élèves.

La soirée du 12 novembre devrait explorer le relais pris par les cinq premiers Séminaires de Lacan et leurs « Écrits » correspondants. On pourra constater que ça commence par une désexualisation digne du puritanisme réveillé et provoqué par Freud. Au commencement seulement…
La soirée de novembre a suivi la transition de la période asexuée des premiers séminaires de Lacan à la période suivante, plus explicite quant à la sexuation. Après le difficile repérage de ce qui pouvait distinguer homme et femme dans une réalité psychique soumise aux seules lois spéculaires du stade du miroir, nous avons commencé à discerner les genres grâce aux lois devenues celles du langage et à leur promotion d’un nouvel objet, un objet étranger au miroir, qui renoue avec Freud : le phallus.

La soirée du 9 décembre 2019 poursuivra notre évocation de l’enrichissement qu’apporte l’objet phallique dans la clinique de l’amour, elle nous donnera un aperçu de la période extrêmement féconde des six premiers mois de 1958 où paraissent les textes des Écrits qui abordent et fondent la clinique de la sexuation. Forcément, cela nous conduira à passer par une élucidation du statut pris par le phallus. Une attention particulière sera donnée aux textes « La signification du phallus » et « Propos directifs pour un Congrès sur la sexualité féminine ». Les questions de chacun suscitées par leur lecture sont les bienvenues.

La soirée du 7 janvier 2020 aura deux intervenants :

Du phallus, nous avons maintenant pris connaissance de ses diverses écritures. Elles s’inscrivent dans le contexte général d’un paysage lacanien totalement remodelé et remanié par l’avènement du symbolique et de son algorithme saussurien… jusqu’à l’entrée en scène de la jouissance, en 1960. À compter de cette date, c’est à partir de la jouissance que se théoriseront le genre et surtout la position féminine qui pose au Lacan d’alors une question qui est encore loin d’avoir trouvé les solutions d’Encore. Pourtant, on est surpris de voir à quel point les intuitions des années 1958-1960 sont actuelles et en avance.
C’est à la jouissance que nous devons de corriger la bonne nouvelle que l’amour propageait : entre homme et femme, il y a rapport, rapport amoureux, par l’annonce inverse que les séminaires vont s’employer à démontrer patiemment, inexorablement, jusqu’à devenir axiome dans Encore : entre les sexes, il n’y a pas rapport, rapport de jouissance.
Poursuivant l’étude de la jouissance, nous entrerons dans le détail de la clinique des sexes. Nous aborderons les premières formulations d’une jouissance spécifiquement féminine, celle dont Lacan dit (en 1958) qu’elle est « enveloppée dans sa propre contiguïté ». Nous découvrirons ensuite les premières formules de la sexuation qui apparaissent incroyablement tôt : toujours entre 1958 et 1960. Puis nous entrerons dans les années 1960.
Éric Blumel

Avec le Séminaire X, Lacan commence à modifier ses constructions antérieures en mettant au premier plan la dimension du réel, dont l’objet petit a est le tenant lieu. Plusieurs passages, référencés par Éric Blumel dans sa bibliographie, traitent du rapport homme/femme et de la sexuation. Lacan y substitue au semblant œdipien, le réel de la séparation ; au phallus symbolique, le phallus-organe1. Il articule alors les rapports hommes/femmes à l’aide de ce petit bout de réel, petit a. C’est cette nouvelle articulation théorique qui sera commentée.
Maxime Chesneau

Note :
1 Miller, J.-A., « L’orientation lacanienne » (2003-2004), enseignement prononcé dans le cadre du département de psychanalyse de l’université Paris VIII, inédit.


Jeu-concours

Solution

Le logo retenu pour ces soirées est utilisé par certaines associations de défense des mouvements Queer ou LGBTQ… Toutefois, il ne nous est pas étranger. Si on lui retire la petite croix et la petite flèche, ce qui ne change évidemment rien à sa structure, on s’aperçoit que c’est un nœud qui fait partie du magasin des nœuds de Lacan. On le trouve représenté dans le Séminaire XXIII, Le sinthome, p. 122. Il s’appelle « chaîne de Whitehead ». Néanmoins, dans ce séminaire, Lacan emploie une version plus sophistiquée de ce nœud. Il s’agit du nœud de Milnor qui a, en plus, la faculté de s’auto-traverser. Ce nœud témoigne de ce qui préoccupe Lacan à ce moment-là : la question de la réparation, par l’ego, d’un défaut de nouage. Lacan aura trouvé cette réparation deux chapitres plus tard sur un nœud borroméen : L’ego correcteur de Joyce (p. 152).


Ces soirées sont animées par Eric Blumel.
Accès libre (avec participation aux frais).

Les mardis 15 octobre et 12 novembre, le lundi 9 décembre 2019, les mardis 7 janvier et 4 février à 21 heures.

Maison de la psychanalyse en Normandie,
48 rue Abbé de l’Epée, à Rouen (76).
Consulter le plan d’accès ».

Participation aux frais : 5 € par soirée ou 25 € pour l’année et pour l’ensemble des séminaires proposés par l’ACF-Normandie. Réduction de 50 % pour les étudiants.

Renseignements : 06 48 20 41 13

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