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Publié le dimanche 15 septembre 2019

Les membres proposent... 2019-20 - Rouen

Etude de Lituraterre de Jacques Lacan

Les jeudis 7 nov., 5 déc. 19, 9 janv., 13 fév., 12 mars, 9 avr., 28 mai, 25 juin 2020 – 20h30

L. Adler et S. Bollmann, « Eva Arnold, Marilyn lit Ulysse »
Les femmes qui lisent sont dangereuses
Flammarion, 2006



« Lituraterre » est un texte difficile mais capital dans l’enseignement de Lacan.
Jacques-Alain Miller l’a placé en tête des Autres écrits de Lacan, répondant ainsi au « Séminaire sur « La lettre volée » » auquel Lacan avait donné cette même place dans ses Ecrits.

En effet, ce texte, publié en introduction à un numéro de la revue Littérature en 1971, introduit au tout dernier enseignement de Lacan. Il va y préciser le concept de lettre, « godet toujours prêt à faire accueil à la jouissance », donc de l’ordre du réel, qu’il opposera à ce qu’il appellera les semblants, à savoir ce qui jusqu’ici était considéré comme les éléments fondamentaux et structurants de son enseignement : le phallus, le Nom-du-Père, le grand Autre, etc.

Il existe déjà chez Freud de nombreuses références à l’écriture, en particulier dans ses lettres à Fliess, sa « Note sur le bloc magique » et, en premier lieu, le rêve qu’il considère comme un rébus, donc à lire car l’image a valeur de signifiant : il s’agit d’une écriture phonématique, dépendante de la langue privée du rêveur.

Lacan va s’appuyer sur le conte de La lettre volée d’Edgar Poe pour démontrer le pouvoir du signifiant. Mais la lettre en est le sujet véritable : elle passe de mains en mains sans que son contenu en soit jamais dévoilé et féminise celui qui la possède.

Puis il va montrer que dans le signifiant il y a une structure localisée, celle du phonème, comme unité différentielle, structure localisée prête à se couler dans les caractères de l’écriture.

L’écriture n’est pas primaire, comme le pensait Derrida, et elle attendait d’être phonétisée. Le nom propre va alors jouer un rôle principal puisqu’il se conserve d’une langue à l’autre, nom propre en lien avec le sujet et le trait unaire (le Séminaire, livre IX, L’identification).

Dans « Lituraterre », Lacan va faire de la lettre le littoral entre jouissance et savoir. Désormais le signifiant est du côté du symbolique et la lettre du côté du réel. Nous passons d’un mouvement du sens, celui du signifiant, à un mouvement vers le hors-sens, celui de la lettre, car celle-ci tient au réel.

Note :
Jacques Lacan, « Lituraterre », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 11.


- Jeudi 7 novembre 2019
On peut lire ou relire l’exposé de Jean-Louis Woerlé lors de la séance du 7 novembre, sur les pages 11 et 12 de « Lituraterre ».

- Jeudi 5 décembre 2019
On peut lire ou relire l’exposé de Cyril Duhamel lors de la séance du 5 novembre sur le passage de « Lituraterre » qui va de “Il est pourtant frappant...” (p. 12) à “... jusqu’à n’être pas réciproques” (p. 14).

- Jeudi 9 janvier 2020
Marie Izard-Delahaye interviendra à partir de « Le bord du trou » (p. 14) jusqu’à « que l’habite qui parle » (p. 15).

- Jeudi 13 février 2020
Jean-Louis Woerlé interviendra sur la partie du texte “Lituraterre” débutant à “J’en emprunterai les traits” (p.15) et se terminant “avec de l’encre et du pinceau” (p. 16).

- Jeudi 12 mars 2020
Cyril Duhamel interviendra sur la partie commençant à “Tel invinciblement m’apparut ...” (p. 16) et finissant à “... pour les avoir dénombrées.” (p. 17).

- Jeudi 28 mai 2020
Marie Izard-Delahaye étudiera le passage qui va de « Plus rad de l’avion se virent ... » (p. 17) à « ... pas moins par là celles dont je me prive, car ça m’occupe. » (p. 18).
Ajout du 12/05/2020 :
D’abord envisagée en visioconférence, cette séance aura finalement lieu à la Maison de la psychanalyse.

- Jeudi 25 juin 2020
Marion Maurel interviendra à partir de “Pour lituraterrir moi-même ...” (page 18) jusqu’à la fin du texte.


Cet enseignement s’effectuera sous la forme d’un cartel qui travaillera à ciel ouvert devant les participants.
Le cartel est composé de Cyril Duhamel, Marie Izard-Delahaye, Jean-Louis Woerlé, plus-une Marion Maurel.

Les jeudis 7 novembre 2019, 5 décembre 2019, 9 janvier, 13 février, 12 mars, 9 avril, 28 mai et 25 juin 2020, de 20h30 à 22h.

Maison de la psychanalyse en Normandie,
48 rue Abbé de l’Epée, à Rouen (76).
Consulter le plan d’accès ».

Participation aux frais : 5 € par soirée ou 25 € pour l’année et pour l’ensemble des séminaires proposés par l’ACF-Normandie. Réduction de 50 % pour les étudiants.

Renseignements : 06 88 99 14 96


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