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Publié le dimanche 14 janvier 2018

Séminaire ACF 2017-18 - Rouen

Séminaire de lecture des textes freudiens : Le concept du Moi et ses significations cliniques

Les mardis 13 février, 27 mars, 24 avril, 29 mai et 12 juin - 21h - Rouen

En s’appuyant sur la seconde topique, Anna Freud et les ego psychologues se sont hâtés de produire une conception adaptative du Moi. Sans suivre l’egopsychology, certains psychanalystes ont repris cette représentation imaginaire de la seconde topique : « Le Moi est l’instance qui lutte contre les exigences du Ça, du Surmoi et de la réalité », identifiant ainsi, plus ou moins, le Moi au centre du psychisme de l’être humain. Cette description a l’avantage d’une apparente simplicité.

Et pourtant, une question se pose : Pourquoi Freud ne cesse de dire, à ce propos, que ses conclusions ne représentaient qu’un début et qu’en ce cas « il n’y a pas que le début qui soit difficile1 » ?

Puisque Freud considère que le Moi est un concept aussi ardu, on ne peut se satisfaire d’une telle présentation2. Et puisqu’il ne cesse de lui faire une place grandissante dans ses derniers écrits, c’est manifestement qu’il a l’idée que ce concept a un intérêt majeur, une puissance d’explication, pour rendre compte du fonctionnement d’un sujet.

C’est ce que nous tenterons de mettre au jour en suivant pas à pas les différents moments de l’élaboration freudienne. L’apport de Lacan servira de boussole à ce travail, indiquant une direction à suivre pour tracer un chemin sans s’égarer.

Notes :
1 Freud S., Nouvelles conférences d’introduction à la psychanalyse (1932), XXXIe Leçon, Œuvres Complètes, volume XIX, p. 151.
2 À cet égard, notamment, les articles parus dans la Revue Française de Psychanalyse portant sur le clivage, le soi, la fonction synthétique ou encore le Moi inconscient interrogent cette apparente simplicité.


Après la séance... du 13 février
Un petit texte de Zoé Godefroy

Cette séance inaugurale du séminaire abordait plus particulièrement les premiers textes de Freud. Freud ? Et bien oui. Repartir de l’enseignement de Freud pour comprendre la psychanalyse et sa pratique actuelle, n’est-ce pas ce qu’a fait Lacan toute sa vie ?
Maxime Chesneau nous offre un éclairage, un dépoussiérage de Freud en s’appuyant plus spécifiquement sur le concept de Moi. Ce que nous pouvons retenir de cette première séance :
- la simplification faite par certains post-freudiens de ce concept, en personnifiant le Moi et en le coordonnant à la réalité ;
- la distinction entre la névrose hystérique et la névrose obsessionnelle chez Freud avec le Moi comme instance refoulante.
En conclusion, ce séminaire apparaît comme une lecture actualisée des textes de Freud. Actualisée au sens où sont évoqués les liens avec les concepts lacaniens tels que la jouissance ou encore l’expérience du réel dans la cure que développe J.-A. Miller.


Après la séance... du 27 mars
Un commentaire de Marie Neveu

Au cours de cette deuxième séance de séminaire, le travail d’enserrage conceptuel de cette instance freudienne qu’est le Moi a été poursuivi et a permis d’en dégager deux fonctions primordiales.
La première est révélée au moyen de l’examen minutieux de la structuration du complexe et de la formation du symptôme dans la névrose obsessionnelle et dans la paranoïa, structures qui se rencontrent au point où précisément la dimension moïque y est prévalente, dans sa fonction refoulante. Ainsi on aperçoit que la consistance du Moi ne se détermine pas dans la structure.
Les outils lacaniens sont ici d’une aide précieuse, et notamment dans l’élucidation du rapport du Moi au Symbolique, en ce qu’il le détermine, et à l’Imaginaire, en tant qu’il s’y trouve.
C’est, par ailleurs, dans le passage de l’auto-érotisme à l’amour d’objet, et en s’arrêtant plus longuement sur ce temps structurant qui peut se situer dans l’entre-deux, à savoir celui du Narcissisme, que trouve à se repérer une deuxième fonction du Moi. Car, dans ce moment d’unification des pulsions, c’est bien dans cet objet singulier qu’est le Moi que ces dernières trouvent à se satisfaire.
Alors le Moi n’est plus seulement une sorte de modérateur de la vie psychique servant à maintenir l’Inconscient en arrière, il devient un objet investi de libido.
On aperçoit là quelque chose de nouveau, le Moi, s’il est responsable de ce « n’en rien vouloir savoir », avec le Narcissisme, il devient opérateur de traitement de la jouissance.
Avec cette nouveauté, qui consacre le Moi comme condensateur de jouissance, lieu d’une superposition du Phallus et de l’image du corps, serrant ainsi Imaginaire et Symbolique, s’amorce une foule de questions passionnantes, et notamment la mise en perspective du Moi freudien et de cette élaboration théorique lacanienne géniale qui est celle du Stade du Miroir…


AVANT la séance du 29 mai :

Dans la prochaine séance ce séminaire, nous présenterons un cas issu de la clinique psychiatrique classique qui illustre l’intime jonction, repérée par Freud, entre le Moi, le monde, l’autre et l’image du corps. Puis nous aborderons le stade du miroir pour en situer les différents éléments par rapport aux élaborations freudiennes.


Ce séminaire est organisé Maxime Chesneau. Il est ouvert à tous. Il est adressé en particulier aux étudiants.

Il aura lieu les mardis 13 février, 27 mars, 24 avril, 29 mai et 12 juin à 21h.

Maison de la psychanalyse en Normandie,
48 rue l’Abbé de l’Epée, à Rouen (76).
Consulter le plan d’accès ».

Participation aux frais : 5 € par soirée ou 25 € pour l’année et pour l’ensemble des séminaires proposés par l’ACF-Normandie. Réduction de 50 % pour les étudiants et les chômeurs.

Renseignements :
Envoyer un mail à Maxime Chesneau


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