Séminaire ACF 2017-18 – Le Havre

La bataille de l’autisme

Les jeudis 21 septembre, 12 octobre, 9 novembre, 7 décembre 2017 - 21h

Samedi 30 septembre 2017, par MB // Séminaires et enseignements


La bataille de l’autisme

Le Séminaire se poursuit cette année et a fait sa rentrée jeudi 21 septembre. A l’issue du travail de l’an passé autour de l’ouvrage des Lefort La distinction de l’autisme, nous avions décidé de faire un retour sur le livre d’Éric Laurent La bataille de l’autisme.

Serge Dziomba a commencé le commentaire du chapitre 4 en dégageant la question suivante : qu’est-ce qui se passe quand ce qui est en jeu est un autre corps que l’imaginaire du miroir ? Le sujet autiste n’a pas de corps au sens où il n’a pas d’image du corps, par contre il a un « corps carapace » sans enveloppe corporelle et sans réaction devant l’image du corps, une « bulle de protection » quant aux manifestations de l’Autre à son endroit. Que va-t-il mettre à la place ? Comment la jouissance revient-elle dès lors qu’elle a été rejetée ? Elle ne revient pas sur le corps propre, comme dans la schizophrénie, ni dans le lieu de l’Autre, comme dans la paranoïa – elle revient sur un « bord » et son circuit va être à inventer en permanence car il n’y a pas de trajet pulsionnel pour ce retour. A la différence d’un Schreber pour qui la pulsion est forclose, c’est-à-dire revenant dans le réel sous les espèces du va et vient de jouissance entre Dieu et le corps tout entier de Schreber, matérialisé par les « rayons ». La manière dont on peut appréhender ce circuit à construire se fait à partir d’un « néo-bord » : il faut quelque chose qui fasse barrière, moyen de défense devant une « pure présence » dont on ne peut pas se séparer – qui n’est pas la présence sur fond d’absence du couple symbolique présence/absence. La « pure présence » renvoie à ce qu’Éric Laurent nomme la « forclusion du trou ». L’autisme est caractérisé par cette dimension sans trou du corps dont tous les orifices sont bouchés. Le néo-bord répond à l’insupportable de la « pure présence » en bouchant les trous. La question centrale dans l’accompagnement du sujet autiste devient : comment ce bord peut-il se déplacer ? Comment produire une place dans un monde plein ?

Un déplacement peut être possible à partir du moment où « quelque chose a pu être accroché ». Il va permettre de constituer un espace – ni du sujet, ni de l’Autre, où des échanges d’un type nouveau vont être possibles, articulés à un Autre moins menaçant. Le déplacement se fait « par contiguïté », et l’inclusion du nouveau doit s’accompagner de l’extraction d’autre chose – « le sujet parvenant à céder quelque chose de la charge de jouissance qui affecte son corps ».

Serge Dziomba poursuivra le commentaire de ce chapitre lors de la prochaine séance, le jeudi 12 octobre.

Ce séminaire a lieu de 21 h à 23 h les jeudis 21 septembre, 12 octobre, 9 novembre, 7 décembre 2017.

à l’UCID, Hôpital Pierre Janet, 47 rue de Tourneville, Le Havre (76)
Consulter le Plan d’accès

Renseignements :
Sylvie Vitrouil 02 35 42 19 21

Participation aux frais : 5 € ou 25 € pour l’ensemble des séminaires proposés par l’ACF-Normandie. Réduction de 50 % pour les étudiants.

Revenir à L’ACF-Normandie » ou à l’Accueil du site ».
Accéder à l’Agenda ».